Le dépistage des enfants autistes mieux balisé pour intervenir plus tôt et pour les adultes un meilleur accompagnement

La Haute autorité de santé (HAS) a émis lundi de nouvelles recommandations sur le dépistage de l’autisme, afin de permettre un diagnostic plus précoce chez les enfants, crucial pour leur avenir. Quant aux adultes, ils doivent être mieux accompagnés.

Les troubles du spectre de l'autisme (TSA) touchent un Français sur 100, soit 100 000 jeunes de moins de 20 ans et près de 600 000 adultes, selon des estimations des pouvoirs publics.

Cette autorité indépendante, qui établit les “recommandations de bonnes pratiques“, a fléché le “parcours de l’enfant et de sa famille“, “de l’identification des signes d’alerte jusqu’à la consultation dédiée“.L’autisme touche de nombreux enfants et adultesLes troubles du spectre de l’

autisme (TSA) touchent un Français sur 100, soit 100 000 jeunes de moins de 20 ans et près de 600 000 adultes, selon des estimations des pouvoirs publics.Le diagnostic, souvent trop tardif”Plus le diagnostic est posé tôt, plus les interventions pourront être mises en place précocement et aideront l’enfant dans son développement“, a expliqué la HAS dans un communiqué.”Malheureusement le diagnostic est encore trop tardif en France et les parents inquiets ne savent pas vers qui se tourner“, a-t-elle déploré.Alors que “l’autisme est un trouble qui peut se manifester entre un et deux ans“, le diagnostic tombe souvent à un âge bien plus avancé, “en moyenne entre trois et cinq ans“.Or les connaissances ont progressé depuis les précédentes recommandations de la HAS, qui dataient de 2005.Des difficultés qui doivent éveiller l’attentionDès l’âge d’un an et demi, voire avant, certaines difficultés doivent éveiller l’attention, si par exemple un enfant ne réagit pas à son prénom, ne pointe pas du doigt à distance, ne partage pas de sourire, ne prononce pas un mot, etc.”Aucun de ces signes pris de façon isolée n’a de valeur prédictive, mais l’association d’au moins deux signes nécessite un examen clinique approfondi du développement de l’enfant“, a souligné la Haute autorité.Le rôle crucial des personnel des crèches, des écoles et du médecin traitantJouent un rôle crucial dans ce dépistage “les personnels des crèches et des écoles” qui doivent “porter une attention particulière et continue au développement de la communication sociale de chaque enfant“, et “le médecin traitant, l’acteur clé pour établir un premier bilan“.Surtout, a affirmé la HAS, “l’inquiétude que peuvent manifester les parents concernant le développement de leur enfant ne doit jamais être minimisée“.De nouvelles recommandations pour l’adulte autiste aussiAujourd’hui, l’offre d’accompagnement des adultes autistes est moins développée et structurée que pour l’enfant. Pourtant, arrivée à l’âge adulte, une personne autiste doit pouvoir bénéficier d’un accompagnement favorisant son autonomie, son inclusion dans la vie de la cité et la mise en œuvre de ses droits au quotidien. C’est pourquoi l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm) et la Haute Autorité de Santé (HAS) publient aujourd’hui les premières recommandations spécifiques sur les interventions auprès des adultes autistes. Ces recommandations insistent sur la nécessité de construire avec l’adulte autiste un projet d’interventions personnalisé, tenant compte de son entourage et de son environnement, pour chaque domaine de sa vie quotidienne.Accéder aux nouvelles recommandations pour l’enfant et pour l’adulte

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