Salles de shoot : démarrage prévu à Paris et Strasbourg au premier trimestre 2016

L’expérimentation de salles de consommation à moindre risque, appelées parfois “salles de shoot“, est prévue à Paris et Strasbourg dès le premier trimestre 2016, et une autre interviendra à Bordeaux au cours de l’année, selon un rapport parlementaire rendu public mercredi.

Le terrain de l'hôpital Lariboisière à Paris accueillera la future salle de shoot parisienne.

Le principe de l’expérimentation des salles de consommation à moindre risque a été adopté par l’Assemblée nationale et le Sénat en première lecture. Le texte est actuellement en fin de discussion au Parlement. Il prévoit une expérimentation de six ans à compter de la date d’ouverture de la première salle.Un démarrage prévu à Paris et Strasbourg début 2016“Un démarrage est prévu à Paris (à proximité de l’hôpital Lariboisière) et Strasbourg dès le premier trimestre 2016, et à Bordeaux au cours de l’année 2016“, a précisé mercredi le Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques dans son rapport sur la mise en œuvre des conclusions présentées en novembre 2014 par deux députés sur “l’évaluation de la lutte contre l’usage de substances illicites“.Ces

salles de shoot, destinées à des toxicomanes très désocialisés pour éviter qu’ils se droguent dans la rue, ne pourront accueillir que des usagers majeurs, qui apporteront leur propre produit pour leur seule consommation sur place, sous supervision d’une équipe de professionnels de santé. Les salles de consommation à moindre risque permettront aux toxicomanes de consommer leurs propres produits dans de bonnes conditions d’hygiène et sous la supervision de personnels de santé. Elles existent dans près d’une dizaine de pays, dont la Suisse et l’Allemagne. En 2009, il existait déjà 25 CIS dans 16 villes en Allemagne, 1 en Australie, 1 au Canada, 6 dans 3 villes en Espagne, 1 au Luxembourg, 1 en Norvège, 45 dans 30 villes aux Pays-Bas et 12 dans 8 villes en Suisse.Une expertise collective de l’Inserm publiée en 2010, ainsi que 

d’autres travaux scientifiques publiés dans des revues de 

référence Lancet ont permis de souligner l’intérêt de ces salles de consommation à moindre risque pour réduire les dangers spécifiques liés à l’injection (notamment une réduction des morts par overdose) et ceux liés à la transmission des maladies virales, une augmentation de l’accès aux soins pour cette population ainsi qu’une réduction de l’usage de drogues en public et des nuisances associées (en particulier la présence de matériel d’injection utilisé qui peut être source de contaminations accidentelles).Dans leur rapport de 2014, la députée socialiste Anne-Yvonne Le Dain et le député LR Laurent Marcangeli divergeaient sur le sujet. Mme Le Dain était favorable à ces salles, tandis que M. Mercangeli refusait leur ouverture. Salles de shoot : que prévoit la loi ?La loi de santé adopté en avril dernier prévoit l’expérimentation pendant 6 ans des “salles de consommation à moindre risque“ destinées aux toxicomanes. L’expérimentation sera d’abord proposée à Paris, Bordeaux et Strasbourg. Le cadre juridique précise que les toxicomanes détenant pour leur seul usage et consommant des stupéfiants dans ces salles ne pourront être poursuivis pour usage et détention illicite. Les professionnels des centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques chez les usagers de drogue (Carrud) y intervenant ne pourront être poursuivis pour complicité d’usage illicite de stupéfiants. Le coût de ces salles est estimé à environ 800 000 euros par an, si l’on se base sur le projet d’expérimentation parisien. Et vous, quelle est votre opinion ? Répondez à notre sondage.

Quid du délit d’usage du cannabis ?Constatant que la politique de prohibition adoptée par la France depuis 1970 n’a pas empêché la hausse de la consommation de drogues, les deux auteurs du rapport sur “l’évaluation de la lutte contre l’usage de substances illicites“ s’étaient par contre accordés “a minima“ sur le principe de transformer le délit d’usage de cannabis en une contravention de troisième classe (d’un montant maximal de 450 euros). Mais l’idée, adoptée au Sénat, a été supprimée par l’Assemblée, qui attend des propositions gouvernementales, note le comité d’évaluation, précisant qu’un groupe de travail mandaté par le Premier ministre examine “une éventuelle réforme“. Mais “il semble difficile de concilier une contravention de troisième classe avec le maintien de certains éléments de l’individualisation de la peine comme le traitement de la récidive ou l’orientation sanitaire des consommateurs dépendants“, note le comité qui propose comme “conciliation possible“, la “contravention de cinquième classe que la loi pourrait constituer en délit en cas de récidive“. David Bême avec AFP/RelaxnewsPhoto : ©AFP PHOTO / THOMAS SAMSONClick Here: cheap Cowboys jersey

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