Près de 10 000 malades restent en attente de greffe en 2009

Les prélèvements et greffes d’organes ont augmenté de 50 % depuis 1999. Maces progrès, le nombre de malades en attente ne cesse d’augmenter. Ainsi, sur 14 400 patients en attente d’un greffon, seuls 4 580 ont pu bénéficier d’une greffe d’organe en 2009.

Le nombre de prélèvements et de greffe a augmenté en France de 50 % depuis 1999 et reste stable depuis 2008. Dans le détail, l’activité en 2009 est stable pour la greffe cardiaque, en retrait pour la greffe rénale (- 3,8 %) et en augmentation pour la greffe hépatique (+ 3,5 %). La greffe pulmonaire présente la plus forte progression depuis 2008 avec une augmentation de son activité de 18 %. Malgré ces progrès, la situation de pandémie perdure puisque chaque année, le nombre de personnes en attente de greffons augmente. Le décalage entre le nombre de patients ayant eu besoin d’une greffe (près de 14 400 en 2009) et le nombre de greffes réalisées (4 580) reste important. Par exemple, sur les 61 personnes figurant sur liste d’attente pour une double greffe coeur-poumon l’année dernière, seul le tiers a pu bénéficier d’un don. Pour améliorer cette situation, l’Agence de Biomédecine avance quelques pistes parmi lesquelles : – Le développement de prélèvements à partir de donneurs vivants en particulier pour les greffes de rein. Ce type de don très encadré n’est possible qu’au bénéfice d’une personne très proche: parent, frère, soeur, enfant, grand-parent, oncle, tante, cousin germain, conjoint pouvant personne justifiant de deux ans de vie commune avec le receveur ; – Le développement de prélèvement à partir de donneurs décédés après arrêt cardiaque à la suite de la publication de l’arrêté du 2 août 2005 autorisant à nouveau le prélèvement d’organes et de tissus “sur une personne présentant un arrêt cardiaque et respiratoire persistant“. Ce type de prélèvements nécessitant le suivi d’une protocole particulier, a permis de réaliser 70 greffes rénales en 2009 contre 52 en 2008 ; – L’amélioration du recensement et du prélèvement grâce à l’utilisation d’un outil – Crystal Action – et une amélioration de la formation des équipes hospitalières. Enfin, il est important pour chacun de discuter de sa position face à la greffe à ses proches. Chaque année, des prélèvements ne sont pas effectués sur des personnes décédées le permettant, faute de connaître leur volonté sur le don d’organe. Ioanna SchimizziSource : communiqué de l’Agence de la biomédecine, février 2010

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