Prévenir les troubles musculo-squelettiques

Une bouche qui hurle au niveau de l’épaule d’une caissière… L’image est forte, elle interpelle le grand public et les entreprises sur les risques liés aux troubles musculo-squelettiques. Initiée par le ministère du travail, cette campagne intitulée « TMS, parlons-en pour les faire reculer », elle sera diffusée à partir du 9 avril 2008 en télévision, presse écrite et Internet.

Il faut savoir qu’un quart des travailleurs européens se plaignent de maux de dos et 23 % de douleurs musculaires. Sous-estimés et méconnus, les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont pourtant devenus une réalité sociale et économique incontournable. A l’origine de grandes souffrances pour le salarié et responsables de pertes de performance pour l’entreprise, les TMS sont aujourd’hui un enjeu majeur de santé au travail.
Pour faire face à une croissance constante des TMS depuis dix ans, il est urgent de réagir en menant notamment des actions de prévention dans les entreprises.
Tendinites de l’épaule et du coude, douleurs au poignet, lombalgies… les troubles musculo-squelettiques affectent les muscles, les tendons et les nerfs. Liés aux conditions de travail (intensification du travail, gestes et postures difficiles, pénibilité, flux tendu, etc.), ils se traduisent par des douleurs de plus en plus gênantes, voire insupportables pouvant conduire à une incapacité de travailler. C’est la combinaison au cours de la vie professionnelle de facteurs biomécaniques (travail en force, gestes répétitifs à cadence élevée, positions pénibles, postures prolongées, maniement de charges lourdes, vibrations, froid, etc.) associés à une organisation de travail inadaptée avec un temps de récupération insuffisant et des situations de stress au travail (sentiment d’isolement, pression des résultats, etc.) qui entraîne les TMS. De nombreuses personnes en souffrent sans même le savoir.
Au-delà des souffrances et des situations de précarité et d’isolement que les TMS peuvent induire pour les salariés, les conséquences humaines et économiques sont non négligeables pour les entreprises. En 2006, les TMS ont représenté 7 millions de journées de travail perdues, soit 710 millions d’euros de frais couverts par les cotisations des entreprises. Source : Communiqué du ministère du travail – avril 2008Click Here: Maori All Blacks Store

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *