Des étudiants victimes d'un certain mal-être

L’Union nationale des mutuelles étudiantes régionales (USEM) a réalisé sa 5e enquête nationale sur la santé des étudiants en partenariat avec la Fédération Nationale des Observatoires Régionaux de Santé (FNORS) et le soutien du Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports. L’objectif : mieux connaître l’état de santé des étudiants, leur consommation de soins, leurs attentes en matière de prévention, ainsi que leur implication dans le système de santé.
L’enquête 2007 traite en particulier des déterminants de la souffrance psychique des étudiants, sachant qu’en 2005 la précédente enquête avait pour la première fois montrée un taux particulièrement élevé d’étudiants confrontés à une certaine souffrance psychique. Les principaux résultats confirment un certain mal-être chez les étudiants :
– Près de 9 % des étudiants ont éprouvé des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois. Ces étudiants en difficultés sont de plus gros consommateurs de tabac, d’alcool et de cannabis que les autres ;
– 31,3 % des étudiants ont vécu dans l’année écoulée une période de plus de 15 jours où ils se sont sentis tristes, déprimés, sans intérêt pour leurs activités. Ils sont 34,9 % à avoir eu une période de perte de confiance en eux, d’impression d’être sans valeur ;
– Un étudiant sur 3 qui s’est senti « seul ou trop isolé » pendant une période de plus de 2 semaines au cours des 12 derniers mois ;
– Plus d’1 étudiant sur 3 gère mal son stress ;
– 18 % déclarent avoir des problèmes de sommeil ;
– Seuls 83,5 % ont une mutuelle complémentaire. Parmi ceux n’ayant pas de mutuelle complémentaire santé, près de la moitié évoquent le motif du coût, les femmes davantage que les hommes.
Les résultats de cette enquête permettront de mettre en place des actions de terrain adaptées et des documents d’information qui correspondent aux attentes et aux besoins des étudiants.
Source : Enquête USEM – communiqué du 19 juin 2007
Cette enquête a porté sur 50 000 étudiants interrogés par questionnaire. Parmi les étudiants interrogés, près de 14 000 (soit 27,4 %) ont répondu.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *