Le silicone bon pour le moral ?

Décidément, les scientifiques n’en sont pas a une contradiction près ! Il y a quelques semaines, une étude soulignait les risques de déprime et de suicide plus élevés chez les femmes qui ont recours à la chirurgie esthétique. Aujourd’hui, une étude semble montrer le contraire.
Des chercheurs américains ont ainsi observé que les personnes qui passaient sur le billard avaient plus d’estime d’eux-mêmes et diminuaient leur consommation d’antidépresseurs. Dans le détail, ils ont suivi 362 hommes et femmes qui ont fait des liftings, une augmentation, une réduction mammaire ou une abdominoplastie. Résultat : sur les 17 % qui prenaient des antidépresseurs avant l’opération, un tiers a arrêté dans les six mois qui ont suivi. Pour les auteurs, il n’y a pas eu d’événement qui pourrait expliquer cet arrêt autre que la chirurgie esthétique et l’amélioration de l’humeur qu’elle a entraînée. Indépendamment des médicaments, l’étude a souligné que 99 % des personnes opérées considéraient avoir une meilleure estime de soi.
Certes, les résultats de cette enquête ont été menés sur un petit nombre de personnes. De plus, elle était conduite par des chirurgiens plastiques, et présentée au congrès de chirurgie esthétique américain… Alors en cas de dépression, rien ne remplacera un traitement adapté, associant psychothérapie et antidépresseurs. Et aucune chance que la chirurgie esthétique soit demain remboursée dans cette indication !Source : Congrès de la société américaine de chirurgie plastique, octobre 2006.

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