Quelles sont les vraies conséquences de la canicule ?

Le 19 août, le ministre de la santé,Jean-François Mattei lance une mission d’expertise etd’évaluation chargée d’analyser “lesévénements“ des derniers jours de canicule. Selon lestermes du communiqué du ministère, ce travail devrarépondre à deux principales questions : “Pourquoi lessystèmes d’information, de veille et d’alertesanitaire n’ont-ils pas permis aux autoritéssanitaires d’anticiper la vague de chaleur, d’enprévenir les conséquences sanitaires ou, tout aumoins, d’identifier suffisamment en amont les actions quiauraient pu être mises en place dans cette situationd’urgence ? Quelles leçons faut-il tirer de la gestionde la crise par les autorités sanitaires ?“. Lespremières conclusions devront être remises dèsla fin du mois d’août.
Cette annonce intervient au lendemain de la démission dudirecteur général de la santé, le Pr. LucienAbenhaim qui avait été mis en cause par son ministrede tutelle. Alors que les chiffres officiels du nombre dedécès imputables à la canicule oscillenttoujours entre 3 000 et 5 000, les pompes funèbresgénérales annoncent une projection qui faitétat de 13 600 morts ! Là encore, la réponsegouvernementale prend la forme d’une mission de deux expertschargés de donner les chiffres précis desdécès causés par la canicule. Les premiersrésultats devraient être rendus dans un mois.Nommée par Jean-Pierre Raffarin, cette équipe sesubstitue donc pour un temps à l’Institut de VeilleSanitaire, mis en cause par le Premier ministre dans les colonnesdu Figaro.
Le 21 août, le nouveau directeur général de lasanté est nommé, il s’agit du Professeur William Dab,qui a mené une double carrière de médecinhospitalier et d’épidémiologiste. Le même jour,le président de la république s’exprime aprèstrois semaines de silence. Appelant à plus desolidarité envers nos aînés, leprésident a souligné que les causes des drames serontanalysées “en profondeur, et dans la plus totaletransparence“ et que “notre système de prévention, devigilance et d’alerte sera revu afin d’assurer une plusgrande efficacité“. Dans le même temps, le porteparole du gouvernement Jean-François Copé assuraitque le gouvernement avait fait ce qu’il fallait, dès qu’il aété alerté. Avant même lespremières conclusions de la mission d’expertise, il sembleque la DGS soit déjà désignée commeseule et unique coupable…
Source : Communiqués du ministère dela santé

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